La Confrérie de l\'imaginaire

Bloody Countess : Coeur Empoisonné. Editions du Riez, par MilieWB

Coeur Empoisonné,

Bloody Countess.

 

Par MilieWB

 

Présentation de l'Editeur :

Bloody Countess a su trouver un juste équilibre entre ombre et lumière qui contribue à sublimer le rendu de son talent.

Pour les fans de Tim Burton, voici un illustrateur de talent qui saura vous plonger dans une atmosphère similaire. Découvrez son coup de crayon magistral à travers ce conte illustré mettant en scène : Une histoire d'amour pas comme les autres, Celle de Benjamin et Emilie, un couple à la candeur macabre. (Julie)

 

Mon Avis :

 

Un coup de cœur est toujours une impression joyeuse. Un détail qui fait qu’on s’arrête sur une personne ou une chose et qu’on a envie de tout savoir, de tout comprendre. J’ai ressenti les prémices d’un coup de cœur à la vue de la couverture de Cœur Empoisonné. Deux petits personnages sombres et torturés sur une scène de théâtre macabre, un format de petit album à emporter partout, et un titre envoutant, mystérieux et intrigant.

 

Il faut alors se plonger dans les pages et là ; trois choses nous sautent aux yeux et nous enivrent.

 

Je parlerai en premier lieu de l’histoire. Le récit torturé et sensuel d’un amour volé. La capture d’une innocence par une comtesse sanglante, le combat d’un jeune amoureux pour, au-delà de la mort et malgré les périls, retrouver son amour. Ce conte a des allures de drame Shakespearien qui invite le lecteur à ne jamais refermer le livre, d’autant qu’il est servi par une poésie délicate et de haute volée.

 

C’est le deuxième point qui m’attire. Le récit est tout en vers et la poésie est si fine qu’elle fait danser les mots sur les pages. Emprunte d’une sensualité divine, elle exprime des sentiments divers et torture autant qu’elle envoute. Bloody Countess a orchestré son conte de telle façon qu’il faudrait lire toujours à voix haute, pour, dans la mélopée des vers, ressentir encore plus fort les émotions qu’ils illustrent.

 

Illustré, ce conte l’est aussi merveilleusement bien par les esquisses, les dessins qui rythment les pages. Un graphisme faussement enfantin, mais parfaitement maîtrisé, nous plonge dans un territoire où ne brille que l’Amour de Benjamin et Emilie. Des influences qui sonnent comme des hommages, à des classiques de la littérature, de par le conte, mais aussi à un esthétique cinématographique que Tim Burton n’aurait pas renié.

 

Lorsque l’on referme le livre de Bloody Countess, on a le sentiment merveilleusement émouvant d’avoir vécu un coup de cœur. La beauté de l’histoire emprisonne notre cœur et le fige. La poésie nous dérobe les sens de par son éloquence, et l’on finit emporté par le poison d’un trait de crayon précis et d’une macabre et pourtant douce sentimentalité.

 

On a alors la certitude d’avoir reçu un coup au cœur et de garder à jamais les traces de ce délicat poison.

 

Bloody Countess,

Coeur empoisonné.

Editions du Riez, collection Graffics

Achetez Ici!



15/05/2011
0 Poster un commentaire

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 38 autres membres